édito Septembre 2019

Rentrer ! Pour mieux sortir ?

Septembre. Rentrée scolaire. Rentrée paroissiale aussi. Reprise des activités, reprise de nos habitudes. Beaucoup ont profité du ralentissement estival pour regarder en arrière, faire le point et/ou pour regarder en avant, interroger l’à-venir.

Rentrée. L’année qui s’ouvre ne sera-t-elle que la triste répétition, pâle copie sans imagination, sans créativité, sans enthousiasme, de celle qui a passé ? Venant confirmer, s’il faut en croire la rumeur publique voir ecclésiale, la lente érosion de nos fichiers paroissiaux, l’apparemment inexorable baisse du nombre de ceux qui s’engagent, et pire… la diminution des dons ? C’est pourtant rassurant de retrouver les mêmes rendez-vous et événements, confortable de retrouver le même rythme et souvent les mêmes personnes, d’être Église pour soi-même.

Ou bien cette rentrée verra-t-elle surgir de nouveaux possibles ? Non forcément pour remplir nos temples, même si c’est la mesure que beaucoup cherchent à imposer comme signe de réussite de notre manière d’être Église, mais au contraire pour mieux les ouvrir, les faire rayonner à la rencontre des attentes de nos concitoyens, même si celles-ci ne sont pas toujours formulées ? D’être Église pour les autres.

Les projets amorcés de nouvelles formes de présence dans la cité et de culte vont se poursuivre et grandir. Les réflexions initiées autour de la mutualisation des activités et de la diversification des ministères aussi. Des solutions se dessineront peut-être, parfois surprenantes, inattendues et donc interpellantes, d’autres fois tellement évidentes qu’on les avaient enfouies au fond de nos esprits. Des situations se débloqueront, il faut l’espérer, il faut y travailler, il faut les porter dans notre prière.

Nos réflexions en consistoire autour de l’évangélisation, démarrées avec Alain Arnoux lors de l’assemblée de mars, vont se poursuivre en octobre avec Guy-Pierre Geiger. Ce sera ensuite à chacun de s’en saisir ou non, pour faire vivre l’Évangile qui nous porte. Sur quoi cela débouchera-t-il ? Une nouvelle forme d’Église ? Peut-être. Une nouvelle manière d’être paroisse, présence d’Évangile au cœur de la cité ? Certainement ! Et c’est heureux en monde protestant où nous sommes appelés à nous réformer sans cesse, à ne pas nous établir comme modèle d’un absolu.

Laissons-nous surprendre et interpeller. Osons l’imagination et la créativité. Partageons la Parole et la rencontre. Joyeuse et féconde rentrée à tous.

Frédéric Wennagel